Secouriste santé mentale : pourquoi j’ai choisi de me former aux Premiers Secours en Santé Mentale (PSSM)
En février 2026, j’ai eu l’opportunité de suivre la formation Premiers Secours en Santé Mentale (PSSM), animée par Charles Perrins.
Cette formation représente pour moi une étape importante dans mon parcours professionnel. Ce n’est pas une formation professionnalisante. Elle est ouverte à tout citoyen, et ne permet absolument pas de remplacer des étude de psychologue ou psychiatre — ce n’est absolument pas le cas — mais elle renforce ma capacité à accompagner les personnes avec encore plus de discernement, de vigilance et de responsabilité.
Dans mon activité de thérapeute émotionnel et praticienne en hypnose, je rencontre régulièrement des personnes qui traversent des périodes de vie difficiles : anxiété, stress chronique, épuisement émotionnel, manque de confiance en soi, traumatismes, deuils ou encore difficultés relationnelles.
Si l’hypnose et les thérapies brèves peuvent constituer des outils précieux dans de nombreuses situations, elles ne remplacent jamais un suivi médical ou psychiatrique lorsqu’il est nécessaire.
C’est précisément pour mieux comprendre ces limites et mieux orienter les personnes que j’ai choisi de me former aux Premiers Secours en Santé Mentale.
Qu’est-ce qu’un secouriste en santé mentale ?
À l’image des premiers secours physiques, les Premiers Secours en Santé Mentale permettent d’apprendre à reconnaître les signes de souffrance psychique, à adopter une posture adaptée et à orienter la personne vers les ressources compétentes.
Un secouriste santé mentale n’est pas un professionnel habilité à poser un diagnostic.
Son rôle consiste plutôt à :
- repérer certains signaux d’alerte ;
- écouter sans jugement ;
- favoriser le dialogue ;
- identifier les situations nécessitant une prise en charge spécialisée ;
- orienter vers les professionnels adaptés ;
- contribuer à la prévention des risques suicidaires.
Cette approche vise à réduire les retards de prise en charge et à favoriser un accès plus rapide aux soins lorsque cela est nécessaire.
Pourquoi cette formation m’a semblé essentielle
Au fil des années, j’ai constaté que de nombreuses personnes attendent parfois longtemps avant de consulter un professionnel de santé mentale.
Certaines minimisent leur souffrance.
D’autres pensent devoir « tenir bon » seules.
Certaines ignorent même que leurs symptômes pourraient nécessiter un accompagnement médical.
En tant que praticienne en hypnose, je considère qu’il est de ma responsabilité de savoir reconnaître les situations qui dépassent mon champ de compétences.
Cette formation m’a permis de développer une meilleure compréhension de différentes problématiques liées à la santé mentale et de mieux identifier certains signaux pouvant nécessiter une vigilance particulière.

Mieux comprendre les troubles anxieux
Les troubles anxieux font partie des motifs de consultation les plus fréquents dans mon cabinet.
Ils peuvent prendre différentes formes :
- anxiété généralisée ;
- attaques de panique ;
- phobies ;
- anxiété sociale ;
- angoisses liées à un événement de vie.
L’hypnose et les thérapies brèves peuvent souvent aider à réduire certains symptômes ou à travailler sur les mécanismes émotionnels sous-jacents.
Cependant, certains tableaux nécessitent également une évaluation médicale ou psychologique approfondie.
La formation PSSM m’a permis de mieux comprendre les manifestations possibles des troubles anxieux et l’importance d’une prise en charge adaptée à chaque situation.
Comprendre l’importance du repérage du risque suicidaire
Parmi les sujets abordés durant la formation, la question du risque suicidaire occupe une place importante.
Contrairement à certaines idées reçues, les personnes en souffrance ne verbalisent pas toujours directement leurs pensées suicidaires.
Savoir repérer certains signaux d’alerte peut permettre d’encourager une personne à rechercher une aide adaptée plus rapidement.
Je tiens toutefois à préciser que cette formation ne me permet ni d’évaluer médicalement un risque suicidaire ni d’établir un diagnostic.
Elle me permet en revanche d’être plus attentive à certains indicateurs de détresse psychologique et de mieux connaître les dispositifs d’aide existants.
Cette sensibilisation participe également à la prévention des risques suicidaires en favorisant une orientation rapide vers les professionnels compétents.
Une pratique responsable de l’hypnose et de la thérapie brève
Aujourd’hui, de nombreuses personnes recherchent des solutions naturelles ou complémentaires pour améliorer leur bien-être émotionnel.
L’hypnose peut être un formidable levier de changement lorsqu’elle est utilisée dans un cadre adapté.
Mais elle ne constitue pas une réponse universelle à toutes les problématiques.
Je crois profondément qu’un accompagnement de qualité repose aussi sur la capacité du praticien à reconnaître les situations qui nécessitent une autre forme de prise en charge.
Pour moi, être un thérapeute émotionnel responsable signifie :
- continuer à se former régulièrement ;
- respecter les limites de son champ de compétences ;
- travailler en complémentarité avec les professionnels de santé ;
- encourager les personnes à consulter lorsque cela est nécessaire ;
- placer la sécurité du client au centre de l’accompagnement.
Ce que cette formation change concrètement pour mes clients
La formation PSSM ne transforme pas ma pratique en profession médicale.
En revanche, elle renforce plusieurs aspects essentiels de mon accompagnement :
- une meilleure connaissance des problématiques de santé mentale ;
- une vigilance accrue face à certains signaux d’alerte ;
- une orientation plus pertinente lorsque la situation l’exige ;
- une meilleure compréhension des parcours de soins ;
- une collaboration plus cohérente avec les professionnels de santé lorsque cela est nécessaire.
Cette démarche s’inscrit dans une volonté simple : accompagner chaque personne de la manière la plus juste possible.
L’importance de se faire accompagner
Lorsque une souffrance psychologique s’installe, demander de l’aide peut parfois sembler difficile.
Pourtant, consulter un médecin, un psychologue, un psychiatre ou un autre professionnel compétent constitue souvent une étape importante vers un mieux-être durable.
Mon rôle n’est pas de remplacer ces professionnels.
Mon rôle est d’accompagner les personnes dans leur cheminement émotionnel lorsque cela relève de mon champ de compétences, tout en les orientant vers les ressources adaptées lorsque la situation le nécessite.
Cette formation de secouriste santé mentale vient renforcer cet engagement qui guide déjà ma pratique depuis plusieurs années : accompagner avec bienveillance, responsabilité et respect de chaque personne.





